Conseil départemental de la Vendée

Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne : top départ !

Publié le 04/07/2020 à 18:36

Le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne a été donné ce samedi 4 juillet à 15 h 30, au large des Sables-d’Olonne. Les 20 skippers en compétition dans ce prologue du Vendée Globe se sont élancés sur un parcours de 3 566 milles en direction du cercle polaire arctique. 

Ils étaient pressés de partir ! Le bateau d'Armel Tripon, dernier né de la flotte et tout juste réparé après avoir touché un objet flottant non identifié, a rapidement pris les devants. Au passage de la bouée Institut Pasteur, située à 10 milles du départ, le skipper nantais était en tête devant Jérémie Beyou et Thomas Ruyant. 

« Je leur souhaite beaucoup de bonheur, de retrouver leur espace privilégié mais aussi de préparer sportivement, psychologiquement le Vendée Globe », a déclaré Yves Auvinet juste avant le départ. Yannick Moreau, maire des Sables-d’Olonne se réjouit d’accueillir la course : « nous avons la chance de vivre cet événement malgré les contraintes sanitaires. Il y a comme un parfum de Vendée Globe ! ». 

Un parcours exigeant  

Pour Antoine Mermod, président de la classe IMOCA, « l’objectif est de challenger les marins et les bateaux pour qu’ils soient le plus possible à la hauteur du défi du Vendée Globe ». Ainsi, le parcours emmène les concurrents vers les abords du cercle polaire arctique et la bouée COI-UNESCO (62°Nord 25°West), puis vers les Açores où les attendra la marque de passage Gallimard, avant de reprendre la route des Sables-d’Olonne. « Ce qui est sûr, c’est que ce sera rythmé, avec une dorsale, une dépression… Il y aura beaucoup de changements de conditions, d’allures, de voile », indique Armel Tripon.  

Entre prudence et instinct de compétiteur 

Le concurrents ne partent pas tous avec le même objectif. Pour certains, comme Giancarlo Pedote, l’heure est aux ajustements : « je pars avec l’envie de tester le bateau dans toutes ses performances et aussi m’organiser dans la vie à bord, en cherchant à être structuré ». Pour d’autres, la course est un bon moyen de se tester en format compétition : « je suis une compétitrice donc je ne vais pas résister au désir de pousser mon bateau et j’espère une belle bagarre avec le groupe de concurrents qui ont la même génération de bateau que moi », explique Samantha Davies. Même son de cloche pour Charlie Dalin : « je préfère casser quelque chose maintenant que sur le Vendée Globe, alors je ne vais pas me gêner pour tirer sur le bateau ! ». Pour les skippers en quête de qualification pour le Vendée Globe, la prudence est de mise ; c’est le cas du Sablais Sébastien Simon : « il faut que j’arrive à mettre mon cœur de compétiteur de côté. Il ne faut pas que je me trompe d’objectif. Je dois fiabiliser le bateau, ne pas casser, pour terminer la course et me qualifier pour le Vendée Globe ». 

Qui remportera la course ? À vos pronostics ! 

Les bateaux dernière génération partent avec un léger avantage. Pour autant, les non-foilers, améliorés et aboutis, peuvent rivaliser. « Je pense que tout le monde a un peu sa chance. Je peux entrer dans les 10 premiers, voire mieux. J’y vais pour le plaisir, pour faire du solitaire et trouver mes marques avant le Vendée Globe », déclare Yannick Bestaven, skipper sponsorisé par l’entreprise vendéenne Maître Coq. Le vainqueur gagnera non seulement des points au classement officiel des Globe Series, mais aussi une confiance renforcée à quelques mois de l’Everest des mers. Une chose est sûre, la course s’annonce intense et captivante ! Le vainqueur est attendu après une dizaine de jours de course. 

Revivez le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables-d'Olonne  

 

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